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Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.

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Mangriff
SkriffMangriff
Date d'inscription : 22/04/2016
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Points : 5
Niveau : 58
Masculin Âge : 34 ans
Classe : Chasseur
Spécialisation 1 : Garde Rang 4
Spécialisation 2 : Chercheur d'Obscurs Rang 2
Corruption : 0/60
Bonus : Éthéré, Maudit par Source.
Malédiction : [Ambition] Besoin constant et dévorant d'en faire/avoir plus. Veut tout contrôler et maîtriser dans son environnement, et prend des risques parfois inconsidérés. Détecte et obtient profits et opportunités aisément.
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MessageSujet: Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.  Ven 22 Avr 2016 - 23:56
Skriff
Identité
Espèce : Mangriff
Type : Normal
Talent : Vaccin
Spécificité : Aucune
Âge : 34 ans
Sexe : Masculin
Classe : Chasseur
Spécialisation : Garde Rang 4
Né à : Larkos
Né le : 13 de Arceus
Mon physique
Je n’irais pas jusqu’à dire que mon alter-ego est séduisant, mais il est indéniable qu'il est un bel Helmien. Contrairement à nombre de ses confrères Mangriff, il dégage une aura de sérénité et de réflexion constante, comme si la colère et l’agressivité propre à ceux de son espèce n’avait pas lieu d’être chez lui. Il diffère des autres par cette émanation de calme qui le suit partout où il va. Il sourit souvent, ses traits se déforment rarement pour laisser apparaître cette affreuse expression qu’est celle de la rage ; même lorsqu’il combat, il se contente de froncer les yeux, comme s’il réfléchissait profondément. Il a toujours l’air sérieux ; serein, mais sérieux, ce sont les mots idéaux pour définir son expression.

Je n’affirmerais pas non plus qu’il s’éloigne tant des codes des Mangriff usuels, mais sa taille est une de ses particularités majeures. Il mesure pas moins d’un mètre soixante-dix, soit quarante centimètres de plus que ceux de sa race ; autant dire qu’il est un géant. Sa corpulence légère et souple en fait un être agile, rapide et fin. Il n’est pas gracieux car la grâce est un faible attribut à mes yeux, mais il se déplace de manière aisée et aérienne. Sauter, grimper, bondir, courir, freiner, s’accrocher, atterrir… Il décrit mille et une figures dans les airs. Il est le maître de la cité de Larkos grâce à sa grande agilité et sa connaissance de la ville. Il peut accéder à n’importe quel recoin en un clin d’œil, ses figures acrobatiques lui permettant de se rendre où il veut.

Je ne pense pas vraiment qu’il ait des motifs de fourrure tant différents de ses confrères, mais leurs teintes ne sont pas identique. Sa fourrure, au lieu d’être d’un rouge vif sang qui se voit à kilomètres (y compris dans l’obscurité), est plus claire, un peu comme si le blanc cassé des poils environnants avait détaché ses cicatrices pour tenter de les masquer, mais que les marques étaient restées, insensibles au temps et à l’usure. Pas de dépassement, pas de poils en trop ; son pelage est parfaitement tracé, soigné et suivi, tirés vers l’arrière comme s’il tendait vers le ciel. Même lorsque le vent l’ébouriffe ou qu’il est trempé, l’agile félin retrouve bien vite ses traits d’antan, un peu comme si ses poils étaient des ressorts que l'on pouvait tordre dans tous les sens sans qu’ils ne soient jamais déformés, reprenant leur forme initiale bien assez tôt.

Je ne suis pas certain qu’il n'ait point d'origines canines, car bien qu'il soit indéniable qu’il est plus proche du félin, comme tout bon Mangriff qui se doit, on dénote un long museau et une gueule plutôt allongée. Cet attribut mystérieux lui donne un air plus combatif et menaçant, mais renforçant paradoxalement son air de réflexion constante ; il cache ainsi de nombreux crocs proéminents, nettement plus imposants que ceux qu’ont normalement un membre de son espèce. Son odorat est également affiné par cette particularité unique en son genre. Il se sert très souvent de sa bouche, que ce soit pour communiquer, exprimer des émotions, ou mordre. Il a une sorte de bouc de poils au bout de sa gueule qui lui va comme un charme.

Je ne suppose pas que ses yeux sont comme tous ceux de son espèce : mais comme les autres, ils sont tracés avec souplesse, appuyés par des arcades sourcilières proéminentes, et sont penchés vers l’avant. Une fine pupille de félin vient trancher la couleur rouge qui teinte la sclérotique. Néanmoins, en dépit de ces yeux que l’on pourrait qualifier de monstrueux, une aura de tranquillité et de réflexion s’en dégage ; il a l’air constamment perdu dans le vide, un apaisement parfait inscrit dans son expression. Lorsque ces yeux vous scrutent, il est impossible d’y distinguer la moindre émotion. Ils ne sont pas vides, loin de là, mais Skriff a appris à masquer les sentiments qu’il exprimait au travers de son regard, pour n’y laisser qu’une grande sérénité constante.

Je ne peux pas dire qu’il ne cherche pas à se distinguer des autres, parce qu’il porte un grand bandana noir autour du cou, comme s’il cherchait à appuyer sa différence. Il s’agit d’un très bon garrot ou d’un excellent bandage d’improvisation si le besoin s’en fait sentir, et ce genre de choses, on n’en manque jamais Il s’agit d’un accessoire qui ne l’a jamais quitté depuis qu’il était très jeune ; à la fois par valeur sentimentale, mais également car il dissimule une marque profondément inscrite dans sa fourrure. Celle-ci est une marque de Source : une gueule emplie de crocs d'où dépasse une langue de serpent, qui a brûlé la fourrure alentour et ne semble pas s'effacer. Elle est la trace de sa malédiction.

Je peux cependant vous dire que les griffes sont un élément essentiel chez les Mangriff -d’où leur nom-, et que par conséquent il est très important de faire un arrêt dessus. Celles de Skriff mesurent dix centimètres de longueur pour deux de largeur ; elles sont aiguisées et légèrement recourbées. Il en prend extrêmement soin. Certains de ses hommes affirment même qu’il passe environ une heure chaque jour à se les « manucurer ». Mais cela paie au centuple : elles sont capables d’entailler le métal et de venir à bout des cuirasses les plus épaisses. Rapides, tranchantes et solides, personne ne résiste à un coup de griffes de ce féroce combattant. C’est sa fierté, son élément maître. Sans elles, il sait qu’il n’est rien : il en prend soin comme de la plus précieuse des épées. Celles-ci, néanmoins, le handicapent dans l'usage d'outils du quotidien, et il en vient à s'énerver contre elles.
Mon caractère
Il est difficile de parler de soi lorsque l'on ne sait pas réellement par quoi commencer. Quand j'étais plus jeune, mon père qualifiait ma personnalité de « kaléidoscope » ; j'étais quelqu'un de relativement imprévisible, un libre-penseur aux réactions parfois incongrues et inhabituelles. Je dois admettre que, moi-même, j'ai souvent du mal à me comprendre. J'ai passé de longues années de ma vie à me questionner sur ma nature, sur ce que j'étais et comment je fonctionnais. Aujourd'hui encore, cette réponse n'est que partielle. Elle évolue au fil du temps, des interrogations, des interactions, des réflexions. Petit à petit, ma personnalité se révèle, que ce soit à mes yeux ou à ceux des autres. Ce que je sais, c'est que je ne suis ni foncièrement bon, ni sincèrement mauvais. Je suis dans un niveau intermédiaire.

Je ne suis pas associable ; je suis un peu méfiant au premier abord; peut-être un peu trop regardant envers ce que j’ai entendu d’eux, je l’admets. Néanmoins, j'aime apprendre à les connaître, à les comprendre, ce qui fait que je suis capable de discuter avec une personne en qui je ne suis pas censé avoir confiance pour être certain de la véracité de ce que j'ai entendu. Ce n'est que lorsque je prends confiance avec la personne d’en face, que je suis capable de m’ouvrir complètement et de faire part de mes idées, de ce que je pense, sans crainte de l’autre. Je suis quelqu'un d'assez extraverti, et la relation à l'autre est quelque chose d'essentiel, qui que ce soit cette personne. S’il s’agit de quelqu'un qui a une bonne réputation et/ou qui dégage une bonne aura, j’irai cependant nettement plus vite en terme d’amitié et de confiance, qu'avec une personne que je ne connais pas.

J’accorde beaucoup trop d’importance au regard des autres, c’est certain. Mais dans un domaine aussi sévère que le commandement, c’est presque une obligation. Si l'on veut que nos troupes nous respectent et de facto, nous obéissent, il est impératif de garder une bonne image. Je prends soin de moi et je tâche de toujours paraître sous ma meilleure image ; si je gaffe, ce qui arrive malheureusement pour moi assez souvent, je culpabilise quelques temps, je m’en veux, mais finalement j’en tire une leçon et j’avance vers l’avant. J’ai appris il y a déjà des années qu’on ne peut pas être parfait dans tout et qu’il faut accepter de commettre des erreurs de temps en temps pour s’améliorer. Cela fut difficile, ayant été élevé dans un milieu exigeant, où il fallait absolument que j’atteigne le plus haut niveau en toutes circonstances. Il était pourtant essentiel que je comprenne cette notion d’acceptation de ces erreurs pour me progresser.

J'apprécie le fait de parler ; et surtout de moi. Je me considère comme un égocentrique car je m’exprime énormément, mais aussi car j’aime me mettre en valeur et me faire paraître meilleur que je ne le suis. L’orgueil est probablement le seul péché que je tolère chez moi, bien que si jamais cela met dans l’ombre d’autres personnes, j’ai tendance à m’en vouloir. Les gens me disent souvent que parler de moi est une bonne chose, que cela change des éternels introvertis qui s’enferment en eux pour ne pas avoir à affronter le regard des autres. Je ne pense que ce soit une mauvaise chose que d'être discret et de ne pas vouloir aller sur le devant de la scène. Parfois, je préférerais que cela soit mon cas. J'y trouverais sans doute davantage de sérénité. Mais c'est une tentation qui est plus forte que moi, je n'aime pas rester silencieux.

Je suis une grande gueule et cela m'a toujours attiré des soucis. J’aime donner mon opinion, la façon dont je vois les choses ; et plus je suis en confiance, et plus j’insisterai dessus. Je suis de nature assez têtue lorsqu'il s’agit des manières de penser. Oh, non ! Je suis tolérant, croyez-moi là-dessus. Mais c’est juste qu’il faudra me convaincre avec de bons arguments pour réussir à me faire changer d’avis sur quelque chose. Les gens qui ne m'aiment pas n'aiment pas ce que je dis. Soit parce que j'ai tout à fait tort et que je passe pour un imbécile à me borner sur mes opinions, soit parce que j'ai tout à fait raison et qu'ils n'aiment pas entendre ce que je dis, parce que la vérité déplaît souvent. Dans tous les cas, je suis quelqu'un de plutôt insupportable dans mon genre, lorsqu'il s'agit d'affrontement d'avis.

Cependant, le respect est une notion que je juge essentielle. Tolérer l’opinion des autres en toutes circonstances, demeurer cordial et poli, ne jamais partir dans les excès verbaux ou physiques ; tout cela sont des règles qui doivent être respectées pour maintenir l’ordre et la bonne entente. On m’appelle souvent « la police des bonnes manières », ce qui est quelque part vrai. Je vis dans un monde un peu trop idéaliste, peut-être, mais je refuse de croire que les gens ne peuvent pas faire au moins un effort pour être respectueux. Si je suis devenu chef de Larkos, ce n’est pas pour laisser l’injustice régner. S’il faut faire taire tous ceux qui remettent mon pouvoir en question par pur esprit de contradiction et sans plus d’arguments, alors je n’hésiterais pas à le faire. Si on veut s’opposer à moi, il faut avoir de la matière à le faire ; si les arguments sont creux, alors le débat est lassant et stérile. Dire « je ne suis pas d’accord » ne suffit pas avec moi.

Pour moi, les conversations sont un véritable jeu. M’amuser avec les mots, placer ses arguments et couper les débats d’un seul coup grâce à une phrase imparable ; oui, c’est comme cela que je conçois les conversations que j’entretiens avec les gens. Dans le monde de la politique, il faut savoir faire preuve d’éloquence et prouver ses dires. Un bon débat est un moyen de raviver la flamme : j’adore clouer le bec à mes adversaires, ou, au contraire, apprendre quelque chose de ceux-ci. Je n’abandonne pas tant qu’on ne m’accule pas dans une impasse, car je chercherai toujours un moyen d’exploiter la moindre faille et de trouver le tort dans la vérité. Ce n’est que lorsque je suis totalement à court d’arguments qu’un débat se termine à mes yeux, et que je m’avoue vaincu. Mais cela m’amuse, alors je n’hésite pas à réitérer. Savoir tout remettre en question et défier ceux qui parlent trop est un plaisir à mes yeux, surtout quand il s’avère que c’est moi qui ai raison au final. Cependant, je suis capable de jouer l’avocat du diable par pur esprit de contradiction.

Je n’irais pas jusqu'à dire que je suis constamment serein, ce serait mentir. En dépit de mon apparence paisible, je suis capable de m’énerver et de monter sur mes grands chevaux facilement. Le temps et l’expérience m’ont permis de cacher et diminuer ce côté sanguin propre à ceux de mon espèce, mais il demeure profondément inscrit en moi. À l’opposé de l’orgueil, la colère est le péché que je ne peux supporter chez moi ; il m’a fait commettre nombre d’erreurs que je regrette et je sais par-dessus tout que si j’y cède, cela recommencera. Mais il suffit d’un peu d’agacement, de stress, et je dis des choses que je peux regretter… Je m’entraîne souvent à ne pas m’énerver, j’ai appris de nombreuses méthodes pour rester calme en toutes circonstances, mais je dérape régulièrement, sans réussir à m’en empêcher. Je suis impulsif, je fais souvent des choses sur un coup de tête, j’improvise régulièrement. Je suis quelqu'un d’assez instinctif lorsqu'il s’agit de faire des choses au dernier moment.

En dépit de cela, je suis en réalité quelqu'un de très mental, ce qui a toujours été inhabituel chez un Mangriff. J’ai hérité cela de mon père sans doute : cette tendance à tout réfléchir, à tout planifier à l’avance pour éviter les imprévus. Je réfléchis beaucoup, j’analyse, que ce soit les situations ou les gens. Je veux être maître de toutes les informations, et savoir ce qui se passe, où et quand. Si quelque chose m’échappe, cela signifie que j’ai perdu le contrôle et que par conséquent, je ne peux pas agir comme je souhaiterais agir. Mon ambition, accentuée par ma malédiction, me rend plutôt possessif et capable de n'importe quoi pour avoir davantage. Néanmoins, elle me permet de plus aisément détecter les opportunités et les situations profitables.

J’aime comprendre les gens et voir de quoi il retourne dans leur esprit. Même le pire des criminels mérite de s’exprimer. Je suis quelqu'un de très curieux, peut-être un peu trop penché vers la psychologie, sans doute. Même si je ne peux comprendre de prime abord, je veux au moins essayer, car cela me sera peut-être utile à l’avenir. L’esprit des Helmiens est logique et mécanique. Tout est, à mes yeux, une conséquence d’un acte ou d’un événement passé. Si l'on se plonge dans l'analyse d'un passé, il est possible de trouver une explication à la moindre action. Néanmoins, tous ne sont pas capables de faire suffisamment d'introspection pour le comprendre. C'est bien pour cela que j'accepte de les soutenir quand il s'agit de conflits intérieurs.

J'ai un esprit scientifique et curieux ; si je n'étais pas devenu un militaire, je me serais sans doute tourné vers l'étude. L’un n’empêchant pas l’autre, je prends souvent du temps pour pouvoir lire et observer les gens. Apprendre à les connaître est un véritable plaisir pour moi. Ils croient souvent qu’ils parlent trop d’eux et qu’ils me noient sous des informations inutiles, ce qui est parfaitement stupide étant donné que j’apprécie énormément quand les gens se confient à moi. C’est une sorte de marque de confiance, dans un sens ; à l’opposé, je déteste lorsqu'ils me mentent sur un élément de leur identité ou quelque chose d’important. Je considère cela comme une traîtrise sans nom, suffisante à briser pour de bon ma confiance envers quelqu'un. Enfin, pour de bon… Je ne suis pas vraiment un être rancunier, au fond, je pardonne aisément. Le tout est de m’en donner les moyens et de faire un effort dans ce sens. S’il n’y a pas d’initiative, il n’y aura pas de retour.

Je prends mes responsabilités très au sérieux. L’héritage de la protection de Larkos est une tâche qui  m’honore énormément et je fais de mon mieux pour qu’elle soit respectée. Certains me jugent trop autoritaire, à avoir une griffe sur chaque affaire de la ville ; mais pourtant, il est certain que si je n’étais pas là, beaucoup de choses partiraient à la dérive comme aux Forges Rubis, où la contrebande et le vol sont rois. Je tiens à chaque personne qui y réside, je les connais et les reconnais tous. Et en échange, eux-mêmes savent qui je suis et ce que je fais chaque jour pour garantir leur sécurité. Au fond, il n’y a que les civils de Larkos qui savent réellement à quel point je m’implique pour que le développement et la protection de la ville soient optimaux. Les autres me jugent sur des rumeurs et sur ma politique sévère d’entrée dans la cité. On n'entre pas dans la cité-pont comme on entre dans un moulin. Il n’y a pas d’excuses : si l'on y vient, c’est qu’il y a quelque chose à l’intérieur qui nous intéresse. Ce n’est certainement pas pour y faire une étape ou pour la traverser, puisque c’est une impasse et qu’il y a de nombreux villages alentour qui remplissent très bien cette tâche.

Comme tout bon Mangriff, le combat est un art que je me plais à améliorer constamment. Je m’entraîne jusqu'à trois heures par jour dans ce simple but de progresser. La vie est une quête inachevable de progrès, n’est-ce pas ? Pour toutes ces raisons, il est impératif que je me maintienne en forme et que je m’améliore dans ce que je fais de mieux : défendre la cité avec mes griffes. Ne croyez pas qu’en tant que chef de la garde, je fais la stratégie et je reste en arrière, loin de là. Mes subordonnés témoigneront qu’à chaque attaque de Corrompus, d’Obscurs ou de bandits, je suis en première ligne, bondissant sur mes adversaires et les entaillant du mieux que je le peux. Pour montrer l’exemple, rien de meilleur que de participer activement aux combats. J’enseigne aux nouveaux soldats comme à mon compagnon de longue date. Je partage mes stratégies, mes techniques, mon expérience, et je propose des suggestions pour aider les autres à s’améliorer. Il est indéniable que je ne suis pas l’Helmien le plus fort de toute la région, autant au niveau de mon type, des limites de mon corps que de mon talent qui n’est pas encore à son maximum. Mais je fais de mon mieux et je sais que je ne compte pas m’arrêter tant que je vivrai.

Je suis quelqu'un de très travailleur et qui cherche constamment à s’améliorer sur tout. Bien que je sache que je ne suis pas parfait et que l'on commet tous des erreurs, je tiens réellement à faire de mon mieux et je m’investis à fond dans tout ce que je fais. Je refuse de perdre du temps à me plaindre sur mon sort ou à râler ; ceci ne me ressemble pas et je préfère largement investir ces moments-là dans quelque chose de plus productif. Je veux que l'on se souvienne de moi, que je laisse une trace dans ce monde et que je ne sois pas oublié facilement. Pour cela il faut que je travaille, que je progresse, que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour laisser un héritage à l’avenir. Je ne veux pas être qu’un nom sur un livre, quelque chose de vague dont on a à peine le souvenir, je veux être quelqu'un dont on se souviendra car il aura marqué des vies. En les protégeant, en les aidant, en les améliorant. Pour toutes ces raisons, je ne veux pas perdre du temps à me décourager, ou à me plaindre. Car tout cela ne se fera pas si je m’arrête. J’avancerai en dépit de tout ce qu’on pourra me dire ou penser de moi. Même si j’ai du mal, je continuerai. Je suis un battant, je ne fuis pas devant l’adversité et les obstacles.

J’ai énormément de respect pour ma famille, et surtout pour mon père. C’est celui dont j’ai toujours été, d’une certaine manière, le plus proche. Sa perte m’a beaucoup marqué, et aujourd'hui encore, je regrette son départ. Mais malgré cette plaie encore bien ouverte dans mon cœur, je continue d’avancer, portant haut et loin ses dernières volontés : celles de la protection de Larkos, et dans un avenir lointain, de tout Zyn’s Helm. Mes rêves de grandeur, mon audace, ma détermination, je les tiens entre autres de lui, de cette promesse que je lui ai faite il y a de cela des années. Je me battrai jusqu'au bout pour transmettre autour de moi les valeurs qu’il m’a enseignées. Jusqu’à la fin, je le remercierai pour tout ce qu’il m’a donné et appris. Le travail que je fais dans cette ville, c’est parce que je tiens à lui et que je ne veux pas le décevoir, s’il me regarde de quelque part, de l’outre-tombe. Quand je passe de longs moments au temple, c’est pour prier et me confesser à lui ; quand je vais me reposer au bord de l’océan, que je regarde cette horizon troublée par les nuages et les tempêtes, je pense à lui qui slalome entre les icebergs à une vitesse improbable et surprenante.

Lorsque je suis avec quelqu'un que j’apprécie, je suis très joueur, taquin et blagueur. On ne pourrait pas vraiment le croire en me voyant toujours sérieux et calme, mais pourtant, j’adore faire la fête et m’amuser. Faire des mauvaises blagues, des jeux de mots discutables ou des sous-entendus politiquement incorrects, c’est ma spécialité. Je le cache souvent à beaucoup de monde pour éviter de passer pour quelqu'un de dévergondé, mais je suis aussi plutôt coquin dans mon genre ; le plaisir physique est un loisir que je me permets régulièrement et dans lequel je dois m'avouer doué. Je n'ai cependant jamais pu partager ma vie avec quelqu'un, pour des raisons diverses et variées. Oh, j’ai eu des relations, autant amoureuses que sexuelles ! Mais jamais je n’ai trouvé la personne idéale, celle avec qui je voudrais passer le restant de mes jours. Peut-être suis-je un petit peu trop rêveur ; mais je suis certain qu’il existe quelque part, à Zyn’s Helm, mon âme sœur, celle avec qui je m’entendrai en tout et qui m’aimera sincèrement comme je l’aimerai. En attendant, j’expérimente lorsque des occasions se présentent. Je suis encore assez jeune, malgré les langues de Séviper, et je suis de nature patiente lorsqu'il s’agit des relations. Je ne suis pas pressé. J’ai tout mon temps pour trouver l'être avec qui je me fixerai.

On pourrait très certainement me qualifier d'optimiste. Je suis quelqu'un qui essaye de voir les choses positivement, en tirant des leçons de mes erreurs du passé pour m'améliorer ; je vis dans le présent tout en planifiant des choses pour me garantir le meilleur avenir possible. Je ne suis pas naïf, ce serait une erreur de le croire. Bien que sachant faire la part des choses, je suis capable de toujours avancer sans regarder trop longtemps en arrière, et de me battre sans évoquer l'échec jusqu'au bout. Pour moi, un bon optimiste est quelqu'un qui essaye de faire de son mieux chaque jour pour se garantir un meilleur lendemain, tout en se refusant de rester trop longtemps sur le passé. Réaliste et optimiste ne sont pas deux notions contraires à mes yeux. Bien que nous vivions dans un monde majoritairement détruit et en proie au désespoir, je demeure persuadé qu'il y a une lueur au bout du tunnel, et qu'il suffit d'un peu de volonté pour provoquer sa chance et obtenir ce que l'on veut. Le tout est de ne pas se décourager et d'avancer en dépit des difficultés. Beaucoup ne me comprennent pas, mais je pense qu'on peut les persuader que l'avenir de Zyn's Helm est très prometteur, à condition de faire en sorte qu'il le soit.

Lorsque je ne suis pas en train de m'entraîner ou de gérer Larkos, l'un de mes passe-temps préférés est la lecture. J'y trouve une sérénité rare et des enseignements à nuls autres pareils. Cela peut paraître étrange de s'imaginer qu'un maître des armées comme moi puisse passer ses soirées à bouquiner, mais c'est pourtant le cas. Je me surprends à citer des livres régulièrement, et j'ai également chez moi une très grande bibliothèque. Qu'ils soient de culture, de fiction, des biographies, tout ce qui est littéraire est susceptible de m'intéresser et de m'apporter quelque chose. Je me plais à m'évader et à oublier quelques instants la réalité qui m'entoure pour devenir quelqu'un d'autre. Bien que je sois fier de ce que je suis et de ce que j'ai fait jusqu'à présent, j'admets parfois rêver d'une vie plus insouciante et paisible.

Lorsque je suis en combat, plus rien ne m'arrête. Une fois que l'on me provoque en duel, seules les règles du plus fort règnent. Quelle importance que de laisser le temps à un adversaire de commencer ? L'ordre de combat n'est pas une politesse que je peux accorder à ceux qui osent prétendre être plus puissants que moi. Si l'on veut m'affronter, c'est à la dure. Lorsque vous serez face à un Obscur ou un Corrompu, il ne vous laissera pas le temps de réfléchir. Je suis comme eux, mais en pire : car moi, je suis en pleine possession de mes moyens. Je sais ce que je fais, je peux être parfaitement imprévisible et savoir improviser avec l'environnement qui m'entoure. La nature a fait de moi un être agile, véloce et astucieux. Pourquoi ne pas profiter de cela pour l'exploiter pleinement ? Je n'ai aucune pitié, aucune arrière pensée ; mes mots deviennent aussi tranchants que mes griffes et ma volonté est sans faille. Ce n'est que lorsque je suis incapable de me tenir encore debout que j'abandonne, pas avant. La fuite ? Je ne connais pas. Même si cela nécessite que je meure, il est impossible que je quitte un combat avant sa toute fin. Ce n'est pas comme ça que je conçois les choses. J'ai un honneur à maintenir.

Je hais les Obscurs et les Corrompus. Ce sont d'affreuses créatures innommables, de véritables déjections. Les premiers sont des imbéciles qui n'ont pas voulu se tourner vers Arceus pour se purger, ou qui ont été trop imprudents. Les seconds sont des créatures de l'enfer et je compte bien les y renvoyer dès que j'en aurai l'occasion. Ils sont les fléaux de notre monde. Traîtres et créatures de Giratina, il ne s'agit que de soldats envoyés de l'outre-monde pour nous détruire, rien de plus. Ce n'est que lorsque la lueur de la vie (mais en est-ce vraiment?) s'éteint de leurs yeux maléfiques que je réussis à leur accorder un peu de répit et de pardon. Mais pas avant. Car ces créatures sanguinaires ne méritent pas se mouvoir comme elles le font encore, sachant tous les crimes abominables qu'elles commettent quotidiennement. Si jamais je devais faillir, si je devais me mettre au bord des ténèbres, je préférerais encore en finir là, mettre fin à mes jours. Je me refuse d'être témoin de meurtres ou d'attaques que je ne pourrais contrôler. Je ne veux pas devenir l'un d'eux, je m'y refuse parfaitement.

Lorsque l'on m'entend parler avec assurance, maîtrisant mes paroles et mes émotions, on s'imagine sans doute que mon ego est irréprochable, que j'ai entièrement confiance en moi ; ce qui est faux. Je crains toujours de faire une erreur, d'échouer. Même si j'ai toujours cette volonté d'accepter mes erreurs, j'en ai peur. Parce que je sais que commettre une bêtise, c'est trébucher, et souffrir en s'exposant à une punition, qu'elle soit du ciel ou d'autres. Je veux paraître confiant car c'est le seul moyen de me persuader de faire quelque chose. Je veux paraître sûr de moi parce qu'il n'y qu'ainsi que je commence à croire que je le suis. Je ne veux pas douter, je ne veux pas avoir peur, mais en même temps, je crains de faire n'importe quoi, d'échouer à ce que je fais. J'angoisse, je paranoïse très souvent. De temps en temps, mes conseillers me surprennent seul, agrippé à un mur, comme si j'avais été à court de souffles. C'est dans ces moments-là que je doute, que des pensées sombres m'envahissent. Même mon optimisme et ma volonté ne peuvent les repousser.

Je me sais être quelqu'un de méchant, par moments, voire cruel. Ces instants où je cède à mes pulsions me torturent et m'horripilent, car je me rappelle alors que je ne peux être irréprochable dans mon comportement. Commettre des erreurs est une chose ; le faire consciemment en est une autre. Parfois, j'abuse de mes mots, de mon influence, de mon analyse, pour répondre à des désirs purement égoïstes. Plus rarement, sadiques. Je ne peux réellement contrôler ces instants, car ils répondent à un besoin immédiat et instinctif, où la raison et la réflexion laisse place à une action irréfléchie. J'ai souvent cru que c'était dû à ma malédiction. Mais j'ai bien vite compris que ce n'était qu'une partie enfouie de ma personnalité, un côté purement animal et mauvais que je ne pouvais totalement détruire. Un fragment du démon de la tentation qui me ronge.
Mon histoire
Bien avant la naissance de Skriff, la cité de Larkos était déjà une ville moteur de Zyn’s Helm ; notamment grâce au commandement de son père, Lesoïa le Pingoléon, descendant du couple ayant fondé Larkos il y a bientôt deux siècles. Quand sa propre mère eut terminé sa mission de protection, elle se retira et le couple des grands-parents de Skriff alla vivre dans les terres de glace. On n'entendit plus jamais parler d'eux, mais Lesoïa raconte qu'ils y sont morts heureux ensemble. Ainsi donc, assez jeune, le père du Mangriff prit le contrôle de la cité et s'en fit maître ; ce fut lui qui en renforça grandement la sécurité et qui imposa sa grandeur de plus en plus dans toute la région. Même ceux qui vivaient au fond des terres, isolés de toute civilisation, connaissaient le nom de cette ville-miracle. Il était le chef de la garde, à l'instar de Skriff aujourd’hui : redoutable commandant, autant sur terre que sur mer, ses mutations dues au fait que son propre père fut un Ténéfix et sa mère une Pingoléon, le rendirent encore plus puissant que ne l'était un simple membre de son espèce. Il était né pour commander, aussi c'est ce qu'il fit.

Il fit la rencontre de la mère de Skriff, une ravissante Mangriff, une vraie combattante au sang-chaud qui n'avait pas froid aux yeux. Il se trouva qu'elle grimpa en rang jusqu'à devenir la haute-conseillère de Lesoïa, et qu'au détour d'une nuit, ils convinrent de faire un enfant ensemble. Quelques mois plus tard, le 13 d'Arceus, année -18 avant Arceus, Skriff naquit. Il s'agissait d'un jeune Mangriff parfaitement normal en apparence, ce dont son père se montra un peu déçu, car il espérait une mutation intéressante qui eut pu en faire un combattant encore plus terrible. La mère de Skriff mourut dans un combat contre un Corrompu quelques années plus tard et il se retrouva donc avec son père pour seul parent. Ce dernier, qui était un intellectuel déterminé, et bien décidé à tirer le meilleur de sa progéniture, l'éleva du mieux possible. Lesoïa se montra donc très exigeant avec l’enfant dès son plus jeune âge. C'est sous un cadre presque militaire mené par son père et régi par des entraînements incessants que le jeune Helmien grandit d'année en année.

Les premières années du Mangriff se révélèrent être emplies de solitude. Son père réalisa bien assez tôt qu'il était précoce, lui donnant une intelligence assez inhabituelle pour les Helmiens de son âge. Les rares moments où Skriff obtenait du temps pour lui, et qu'il allait essayer de jouer avec d’autres de son âge, il se retrouvait mis à l'écart. Les uns parce qu'il était le fils du chef et qu'ils en avaient peur, les autres parce qu'ils ne le comprenaient pas, lui qui était trop en avance pour eux à leurs yeux. Peut-être étaient-ils un peu jaloux ; le Mangriff simula le fait qu'il s'entendait bien avec ses camarades de voisinage pour rassurer son père, mais celui-ci n'était pas aveugle. Il craignait fort que si Skriff ne se révélait pas être assez doué pour le social, il finirait par ne pas réussir à prendre le contrôle de la cité d'un point de vue politique. Et Lesoïa s'y refusait parfaitement. Il hésita à faire un second enfant mais préféra espérer qu'il s'améliorerait au fil du temps.

Au lieu de continuer à forcer les gens à supporter sa présence, le jeune Mangriff préféra donc s'isoler encore plus, se plongeant dans les plaisirs de la lecture. Très jeune, il voulut écrire ; mais l'absence de doigts amovibles et d'un pouce assez long l'en empêchèrent. Il se révéla parfaitement incapable de pouvoir faire quoi que ce soit malgré ses efforts et ses tentatives créatives et originales d'y parvenir. Il se contenta donc de lire des livres. Au détour de l'un d'eux, il se documenta plus précisément sur les humains et sur ce qu'on savait d'eux avant leur disparition ; le fait qu'ils aient cinq doigts flexibles fascina le garçon, qui se demanda alors s'il pouvait, d'une manière ou d'une autre, en avoir lui aussi. Il en parla longuement à son père, qui lui dit alors que ses griffes étaient sa fierté, son arme primordiale. Qu'il ne devait pas les haïr mais les respecter et en faire ses meilleures alliées. Au lieu de cela, Skriff commença à se demander si jamais il ne serait pas plus heureux avec des doigts humains, que ces griffes.

Du haut de ses 11 ans, le jeune Mangriff, qui s'était complètement isolé du reste du monde, se révélait également être nettement plus grand que ceux de son espèce. Il les atteignait déjà en taille et en poids alors qu'il n'était même pas à l'âge adulte. Son père se douta là qu'il s'agissait des signes de sa mutation, et s'en satisfaisait, se demandant si d'autres allaient se présenter à l'avenir. Pendant ce temps, celui-ci commençait à haïr son propre corps et à rêver de devenir humain. Il se disait que cela lui permettrait d'arrêter ces entraînements détestables et répétitifs, cette vie de militaire qu'il se refusait à suivre ; qu'il pourrait se plonger dans la lecture, l'écriture, ne plus avoir aucune responsabilité, ne pas avoir à supporter l'honneur de son père et tout ce qu'il lui incombait de faire. Il ne voulait pas être un héros, il ne voulait pas être un modèle, il voulait juste être lui-même et avoir le choix. Ce qu'il n'avait pas, tout simplement parce qu'il était un Mangriff, qu'il se devait d'être fort, charismatique, imposant dans tout ce qu'il faisait, parce que son père le voulait et qu'il n'avait pas le choix.

Il songea plusieurs fois à fuguer, à mettre fin à ses jours, voir même à se couper les griffes. Mais jamais il n'en eut le courage. Il était encore jeune, peureux, trop timide et craintif pour oser prendre des risques. Il fondait en larmes tout le temps, sans raisons apparentes, dès qu'on lui posait une question. Son père en avait secrètement honte, mais il s'efforçait de montrer son attachement. Ils demeuraient liés par les liens du sang, après tout. Et il s'agissait de son seul fils. Même si le temps passait et qu'il ne semblait pas montrer d'amélioration, Lesoïa tentait de continuer à croire en lui. Les choses auraient pu continuer longtemps ainsi si quelque chose de parfaitement inattendu ne s'était pas produit. Skriff décida un jour de partir sur les plages bordant Larkos ; il avait douze ans. Tout Mangriff peureux qu'il était, il aimait bien venir au bord de l'océan, tremper ses pattes et rester là, pendant de longues minutes, s'asseyant sur le sable et fixant l'horizon lointaine et la banquise, qu'on apercevait percer au milieu des étendues bleues.

Quelqu'un s'assit alors à côté de lui : il s'agissait d'un jeune Vipélierre qui devait avoir à peu près son âge. Ils échangèrent un long regard et quand Skriff lui demanda pourquoi il venait ici -il ne le connaissait pas de Larkos-, il lui répondit que c'était un endroit où il se rendait régulièrement lui aussi. En discutant ils se découvrirent beaucoup de points communs. Ils étaient tout deux précoces, ils étaient plutôt du genre solitaires et ils avaient une certaine fascination pour les humains. Celle du Mangriff était légèrement plus marquée, mais il le cacha sur le coup, ne sachant pas à qui il avait affaire. Il apprit que la mère du Vipélierre, qui l'élevait seule, était une scientifique spécialisée dans la recherche sur les humains qui peuplaient le monde avant la Catastrophe, et qu'elle lui avait transmis cette passion sur cette race si mystérieuse. Elle était même l'écrivaine d’un livre qui avait tant fasciné Skriff quand il était plus jeune.

Alors qu'il se faisait tard, il se leva et déclara qu'il y allait. Le Vipélierre éclata de rire quand le jeune garçon se tourna, et il ne comprit pas immédiatement. Quand il lui demanda ce qui se passait, il déclara qu'il avait du sable mouillé empêtré dans toute la fourrure de son arrière train et de sa queue. D'abord gêné, Skriff se risqua à faire une blague en disant qu'il avait du couscous aux fesses. Il y eut un long silence, puis ils éclatèrent de rire tous les deux. Il s'agissait là de la première mauvaise blague que fit le Mangriff de toute sa vie, celui-ci ne s'étant jamais permis, jusqu'à présent, de rire avec quelqu'un. Cette rencontre marqua très certainement un tournant dans sa vie, car, à partir de ce moment-là, ils se revirent plus régulièrement, jusqu'à devenir de très proches amis. Le tempérament calme, mais optimiste et joyeux, influença lentement Skriff jusqu'à ce qu'il s'ouvre progressivement au monde social, sortant de sa timidité et s'affirmant peu à peu. Son père vit cela d'un très bon œil et l'encouragea à fréquenter plus régulièrement ce fameux ami.

Le second changement majeur dans la vie se Skriff se produisit à peu près un an plus tard. Alors que le duo était devenu les meilleurs amis du monde, ils se décidèrent à faire une petite excursion jusqu'à un village voisin. Ce n'était pas très loin, seulement une journée de marche ; mais c'était une véritable aventure pour eux deux et ils tenaient absolument à le faire. Après s'être battus avec leurs parents respectifs pour le faire, ils réussirent à les convaincre qu'ils puissent faire ce voyage. Celui-ci fut riche en enseignements... Notamment car ils firent la rencontre de leurs premiers Corrompus. En effet, ils rencontrèrent un charmant Brumeux bien décidé à leur refaire le visage. Skriff prit peur et voulut fuir ; au contraire, son ami voulut se battre car il savait que ce monstre ne les lâcherait pas. Le combat tourna mal pour le Vipélierre qui se fit cruellement entailler le torse. Le Mangriff, culpabilisant, combattit pour la première fois un Corrompu, faisant déferler sa colère contre cette créature afin de venger son camarade. Son ami s'en tira de justesse mais il avait été sacrément blessé.

À partir de ce jour, il se décida à ne plus jamais se laisser faire. Il commença à se renforcer, autant mentalement que physiquement, et prit de plus en plus au sérieux ses entraînements. Au lieu de haïr ses griffes, il les apprécia ; au lieu de détester son corps, il en tira parti. Lesoïa le surprit plusieurs fois dans sa chambre en train de bondir pour perfectionner des techniques de combat aériennes. Il avait eu comme une sorte de déclic en combattant ce monstre. Il s'était rappelé de qui il était, de ce que son corps était et de ses possibilités. Il avait quitté le monde de la rêverie et de la volonté d'être quelqu'un pour se concentrer sur le monde réel et sur ce qu'il avait. Pour la première fois, il avait pris du plaisir à combattre, il s'était découvert une nouvelle passion. Jusque là, ses entraînements avaient toujours été mornes, sans saveur, répétitifs... Mais le fait de se battre face à un Corrompu avait complètement révolutionné sa façon de voir les choses qui l'entouraient. Skriff était, en quelque sorte, redevenu un Mangriff. Et il s'était promis de faire en sorte que plus jamais personne ne serait blessé comme son ami l'avait été quand il serait là. Il s'était découvert une vocation de protecteur.

Il développa progressivement son caractère et sa volonté. Au fur et à mesure que le temps passait, il commençait à se confronter aux autres, à formuler ses idées et ses pensées. Il n'était plus l'enfant réservé et craintif que son père avait supporté pendant tant d'années. Skriff devenait pertinent, curieux, déterminé, combatif. Et cela plaisait énormément à Lesoïa qui voyait, dans ces traits de caractère, un véritable futur chef. Tandis que son mental et son esprit se développait, son corps se renforçait lui aussi. Il grandissait à toute allure, s'éloignant de plus en plus des standards d'un Mangriff, sa gueule s'allongea progressivement pour lui donner un vague air canin, et sourcils se froncèrent et, au lieu de lui donner cet air timide et réservé, le transformèrent en quelqu'un de plus réflexif mais sévère en même temps. Skriff entrait dans l'adolescence et semblait devenir une personne complètement différente. Il développa sa propre philosophie de vie et s'épanouit enfin depuis sa naissance, ainsi. Il était heureux, tout simplement.

Le Mangriff avait alors 14 ans. Le Mangriff, en proie aux hormones, tomba éperdument amoureux d'une ravissante Fragilady qui se promenait souvent aux alentours de chez lui. Cette jeune Helmienne vivait à Larkos depuis des années, et elle avait toujours été de nature très timide, comme lui ; mais jamais ils ne s'étaient réellement approchés plus que ça. Son ami Lianaja (car il avait évolué entre-temps) l'encouragea à aller la voir et il se motiva pour le faire. Ils firent connaissance et le courant passa très vite entre eux. Cependant s'interposa un certain élément : un Excelangue malheureux et déprimé qui ne cessait de se plaindre, et pour qui la demoiselle s'était prise d'amitié. Skriff, qui y voyait là son passé, ne pouvait s'empêcher de le haïr intérieurement, d'autant plus qu'il captivait l'attention de celle qu'il convoitait secrètement. Petit à petit, la hargne et la colère propre aux Mangriff prirent le dessus jusqu'au moment où il éclata littéralement de rage contre cet Helmien qu'il ne pouvait tout simplement plus supporter.

C'était le soir du Festival de la Fondation de Larkos. Ils étaient avec son ami et la demoiselle en train de discuter de choses et d'autres quand le-dit Excelangue arriva, se plaignant de sa vie encore une fois, déclarant qu'il s'était fait refouler par celle dont il était amoureux. Skriff le laissa pourrir l'ambiance de la soirée de longues minutes, puis ne put se retenir plus longtemps. Il commença avec une légère blague sarcastique, qui se mua en un véritable affrontement verbal entre lui et l'Excelangue. Le Mangriff, laissa éclater sa rage sous la forme d'une euphorie furieuse, une « taquinerie sauvage » qui ne cessait de lacérer de coups le pauvre Helmien, qui n'arrivait tout simplement pas à répliquer. Il lui expliqua, de manière plus ou moins détournée, à quel point c'était un lâche, un imbécile, quelqu'un de détestable qui se contentait dans sa crasse et ses larmes au lieu de chercher à changer. Personne ne le retint, parce qu'il était inarrêtable. L'Excelangue fondit en larmes, déclarant que Skriff était pire qu'un Obscur, et partit. Cependant, au lieu de le féliciter comme le fit son ami, la Fragilady se disputa avec lui et s'en alla à son tour. Sur le coup, il ne comprit pas.

L'Excelangue enragea. Au point qu'il se jura de pourrir la vie du Mangriff, et même de le tuer. La Fragilady essaya de le calmer mais il n'y eut rien à faire ; il était embarqué dans une folie pire que celle qu'avait eu Skriff le soir où il l'avait réduit en charpie, lui et son esprit. Le fils du chef de la garde n'imagina pas une seule seconde que chaque nuit, chaque jour, chaque instant, quelqu'un complotait pour mettre en place le crime parfait et le tuer sans qu'il ne puisse se faire prendre. L'Excelangue en arriva à un point où il répandit de fausses rumeurs sur Skriff, crachant allègrement sur lui dès qu'il en avait l'occasion. Au début, le Mangriff, qui avait des regrets de plus en plus marqués (il était surtout égoïstement désespéré par la perte de la Fragilady qui ne voulait plus lui adresser la parole), comprit cette rage. Mais plus le temps passait et plus elle grandissait au lieu de diminuer. Car ce qui était au départ une revanche se transforma en une rage motivée par la jalousie. Skriff avait tout ce qu'il voulait ; l'Excelangue échouait toujours. Et dans sa tour de regret de l'acceptation de l'erreur, le Mangriff ne voyait pas la suite approcher.

Ce n'était qu'une simple invitation près du promontoire qui donnait sur l'océan. Donnée par son meilleur ami. Ça aurait pu être lui. C'était bizarre qu'il ne la lui ait pas remise en mains propres, mais à bon ? Skriff s'y était rendu. Et l'Excelangue l'avait rejoint. La suite, il ne s'en souvient pas. Ce fut la première fois qu'il fut défait en combat depuis qu'il avait affronté son premier Corrompu. L'Excelangue avait en effet appris à manier deux armes en utilisant un seul outil : sa langue. Face au regret et à la culpabilité, le Mangriff ne pouvait résister. Le crime était parfait. Le pousser du haut du promontoire. Aucun témoin, le corps serait peut-être même retrouvé d'ici quelques jours. Aucune preuve contre lui. Seulement, ce ne fut pas le cadavre de Skriff qu'on retrouva échoué au bord de la plage, mais bien le sien. Il était mort, la nuque brisée par les rochers sur lesquels il s'était écrasé en chutant. Brutal, simple, court. On accusa le Mangriff du crime. Celui-ci ne se souvenait de rien. Mais il doutait. Il ne se souvenait pas.

Une spirale du doute commença. Avait-il tué l'Excelangue dans une crise de rage qu'il avait préféré oublier ? Avait-il osé commettre ce crime odieux en toute connaissance de cause ? Même si c'était en cas de légitime défense, il demeurait cruellement coupable, car il aurait dû s'enfuir ou tenter d'appeler à l'aide. Mais Skriff ne s'en souvenait pas. Avait-il cédé à ses démons intérieurs une fois de plus ? Était-il devenu un Obscur, ne serait-ce que pour un court instant ? Il ne se rappelait de rien, il n'y arrivait tout simplement pas. Lesoïa se retrouvait pris entre deux feux. Devait-il protéger son fils à tout prix, alors qu'il n'était même pas sûr de son innocence, ou l'exposer à la sentence des juges de la cité, au risque de le perdre définitivement ? Au vu des charges contre Skriff et du témoignage de la Fragilady, le Mangriff allait être jugé responsable au point qu'il serait exécuté pour cela. Et personne ne pouvait rien y faire. Lui-même ne savait pas s'il était responsable ou non, il ne s'en rappelait tout simplement pas. Et il s'en voulut. Il se remit en question. Encore, encore et encore. Jusqu'au point où il ne resta que lui, et la sentence.

Son meilleur ami lui rendit visite ce jour-là. Ils s'assirent côte à côte, sans rien dire, pendant de longues minutes. Ils se regardèrent dans les yeux, et soudain, Skriff fut pris d'un nouveau doute, mais de nature bien différente. « Depuis quand tu as les iris rouges ? » La réponse fut simple : depuis qu'il était devenu un Obscur. Un combat s'engagea entre les deux amis. Il s'avéra que le Lianaja était devenu un Infiltré et qu'il avait pour but de faire tuer le Mangriff pour provoquer un déséquilibre politique à Larkos, assez long pour permettre une attaque facile en raison de la désorganisation provoquée. Skriff fut contraint de le combattre dans sa chambre, ce lieu dans lequel ils avaient tout partagé. En fouillant chez lui, plus tard, il trouva un exemplaire de la lettre qu'il avait reçu, au brouillon. Et une pour l'Excelangue. Il les avait piégés. Il avait fait en sorte qu'ils se combattent à mort sur ce promontoire. Si Skriff était tué, tant mieux. Si Skriff tuait, cela l'arrangeait aussi, le trouble n'en étant que plus important.

En raison de sa jeunesse, son ami fut seulement contraint à l'emprisonnement à vie, pour qu'on mène des expériences sur sa Corruption. Skriff ne le revit jamais. Aujourd'hui encore il se demande s'il a survécu jusqu'à la purification d'Arceus et ce qu'il est devenu si c'est le cas. Le Mangriff, abattu par cette double-perte, ne put être consolé car la Fragilady ne trouva pas cela suffisant pour le pardonner. Il se retrouva de nouveau seul, comme au tout début. Lesoïa, qui avait évité un trouble majeur, fut soulagé de cela, mais culpabilisa en tant que père de son mal-être constant. Skriff décida, l'année suivante, de s'engager dans la garde de Larkos pour en apprendre les ficelles et se rendre utile. Là, il se changea les idées et se tira de sa déprime. Il apprit énormément de choses auprès des autres gardes et se révéla être un très bon élément en dépit de son jeune âge. Du haut de ses 16 ans, le Mangriff qui dépassait largement en taille ceux de son espèce se trouva donc être un des meilleurs soldats de l'armée de la ville. Il apprit à connaître chacun des citoyens progressivement, et de par ses bonnes actions, lessiva la mauvaise réputation qu'il avait obtenue.

Les choses changèrent peu à peu, de nouveau. Skriff monta en grade petit à petit grâce à son investissement et sa bonne volonté. Il se tira de sa déprime constante et recommença à espérer un meilleur avenir. À force de côtoyer ses collègues, qui avaient souvent beaucoup d'expérience, il gagna en maturité et apprit à faire la part des choses. Il comprit que la colère n'apportait rien de bon et commença à apprendre à se maîtriser. Sa volonté de protéger les citoyens ne fit que grandir au fil du temps ; plus il les connaissait et plus il était touché par leurs histoires respectives. Une véritable détermination liée au fait de faire de Larkos une cité sûre naquit dans le cœur du Mangriff. En même temps, sa curiosité scientifique et son talent pour l'oral se développèrent. Plus il rencontrait de personnes différentes et plus il apprenait. Plus il discutait avec les gens et plus il arrivait à le faire correctement. Il rencontra Noémie, une guérisseuse de la garde, et Kenan et Saphyra, deux de ses cousins du côté de sa mère, avec qui il noua progressivement une profonde amitié.

Seulement, vint l'assaut de Larkos. Il fut terrible. Skriff refuse d'en parler ou de s'en souvenir ; c'est au cours de cet événement qu'il a perdu son père. Celui-ci tomba face aux coups d'un Corrompu. Pour la dernière fois, on vit le Mangriff céder à la colère, détruisant tous ceux du camp ennemi. Et alors il se retira avec Lesoïa mourant. Personne ne sait ce qu'ils se dirent précisément sur ce promontoire, car le fils demanda à ce qu'ils restent seuls. Son enseignement n'était pas encore terminé, il ne se sentait pas prêt. Mais le Pingoléon demanda à ce qu'il devienne le chef de la garde, la plupart de ses conseillers étant tombés. Il était le seul à pouvoir encore commander Larkos. Il accepta. Alors, Lesoïa lui raconta sa vie entière. Ses rêves, ses souhaits, tout ce qu'il avait toujours voulu. Skriff l'écouta. La discussion dura une nuit. Ils avaient fui les combats, ils le savaient. Mais personne ne vint les déranger, car le bienfaiteur principal de la ville mourrait et qu'ils se devaient de le respecter.

Quelques jours après son décès, on détermina la présence d’une puissance surnaturelle puissante dans le manoir de Xernia. Skriff s’y rendit avec ses trois amis et un détachement de la garde, craignant une infiltration. Ils y furent battus par une créature dévastatrice ; une sorte de grand démon noir qui dévorait tout sans limite. Elle s’appelait Source, selon ses propres mots, et il s’agissait d’un Corrompu incroyablement destructeur. Ils combattirent sans relâche ce monstre, jusqu’à parvenir, tous les 4, à le vaincre définitivement. Lorsque vint le moment de l’achever, qu’ils apprirent que celui qui se porterait volontaire serait maudit, ils décidèrent d’y aller tous ensemble afin d’espérer ainsi diviser le poids du mal entre eux quatre. Au lieu de cela, ils furent chacun maudits de façon équivalente. A cette occasion, Skriff obtint une ambition dévorante qui altéra profondément son comportement.

De retour au front, le Mangriff mena ses troupes comme un véritable chef. Plus doué encore que son propre père, il jura de protéger la cité au prix de sa vie et repoussa plus loin que jamais les possibilités et les projets. A l’aide de son commandement, ils réussirent à repousser les troupes du siège. L’apparition d’Arceus, quelques jours plus tard, finit de libérer la cité du mal qui l’avait envahie. Depuis, Skriff contrôle l’intégralité de la ville avec un talent et une fierté remarquables. Et tant qu’il sera en vie, il n’est pas près de s’arrêter.
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MessageSujet: Re: Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.  Mar 26 Avr 2016 - 15:07
Cette fiche, qui est indéniablement ma plus longue, est enfin terminée.

Bilan des courses : 1009 mots pour le Physique, 4175 mots pour le Mental, 4237 pour l'Histoire, donc un sympathique total de 9421 mots pour cette fiche qui devient, et de loin, la plus longue que j'ai faite ! Mais c'est mon alter-ego donc ça en vaut la peine. :3


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MessageSujet: Re: Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.  Mar 27 Déc 2016 - 14:21
Hop, des changements et ajouts ont été effectués sur l'ensemble de la fiche ! C'est parfait. ^^


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MessageSujet: Re: Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.  

Skriff - Nous avons tous des cicatrices, mais nous choisissons celles que nous montrons.

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